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La période d’attente (ʿidda) après un divorce ou un veuvage : durées et règles selon les quatre écoles

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Combien dure la ʿidda de la femme divorcée, enceinte ou veuve, à quoi elle sert, et les règles du deuil de la veuve (iḥdād) : sortir, s’embellir, se remarier, selon les quatre écoles.

En bref

La ʿidda est la période pendant laquelle la femme divorcée ou veuve ne se remarie pas. Elle dure trois périodes de pureté pour la divorcée qui a ses règles, trois mois pour celle qui ne les a pas, jusqu’à l’accouchement pour la femme enceinte, et quatre mois et dix jours pour la veuve.

À quoi sert-elle ?

À vérifier l’absence de grossesse, à laisser une chance de réconciliation après un divorce révocable, et à respecter le deuil du mari décédé.

Les durées

  • Femme divorcée qui a ses règles : trois périodes (qurūʾ). Chez les mālikites, ce sont trois périodes de pureté entre les règles. (sourate al-Baqara, 2:228)
  • Femme divorcée qui n’a pas ou plus ses règles (jeune fille, ménopause) : trois mois. (sourate aṭ-Ṭalāq, 65:4)
  • Femme enceinte, divorcée ou veuve : jusqu’à l’accouchement. (sourate aṭ-Ṭalāq, 65:4)
  • Veuve non enceinte : quatre mois et dix jours, même si le mariage n’avait pas été consommé. (sourate al-Baqara, 2:234)
  • Femme divorcée avant toute consommation : pas de ʿidda. (sourate al-Aḥzāb, 33:49)

Pendant la ʿidda d’un divorce

  • Après un divorce révocable, l’épouse reste au domicile conjugal et le mari lui doit l’entretien. Il peut la reprendre.
  • Personne ne peut la demander en mariage ouvertement.

Le deuil de la veuve (iḥdād)

« Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allah et au Jour dernier de porter le deuil plus de trois jours, sauf pour son mari : quatre mois et dix jours. » (al-Bukhārī, n° 1280)
Pendant cette période, la veuve :

  • évite la parure : bijoux, maquillage, parfum, vêtements de fête
  • reste dormir au domicile conjugal, chez les mālikites
  • peut sortir en journée pour ses besoins : travail, courses, soins
  • peut parler aux gens, recevoir sa famille, se laver, porter des vêtements simples de toutes couleurs non ostentatoires.

On lui présente ses condoléances, on l’aide et on s’occupe de ses enfants.

Et après ?

À la fin de la ʿidda, la femme est libre de se remarier.

L’avis des quatre écoles

  • Le sens de « qurūʾ » : les périodes de règles chez les ḥanafites et les ḥanbalites ; les périodes de pureté chez les mālikites et les shāfiʿites. Selon le premier avis, la ʿidda se termine à la fin des troisièmes règles ; selon le second, au début des troisièmes règles.
  • La veuve enceinte : sa ʿidda prend fin à l’accouchement chez les quatre écoles.
  • Le lieu de la ʿidda de la veuve : le domicile conjugal chez les quatre écoles, avec des sorties permises en journée pour ses besoins.

Pour aller plus loin

Ces articles donnent des bases. Pour une situation personnelle (mariage, divorce, héritage), consultez une personne de science, et un juriste pour les démarches civiles.

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Commentaires

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