En bref
Quand un proche est mourant, on l’aide à prononcer la shahāda. Après le décès, on lui ferme les yeux, on fait sa toilette, on l’enveloppe d’un linceul, on prie sur lui et on l’enterre sans tarder. Puis on console la famille et on invoque pour le défunt.
Au moment de la mort
- Rappeler doucement la shahāda : « Faites dire à vos mourants : lā ilāha illā Llāh. » (Muslim, n° 916)
- Après le décès : fermer ses yeux, invoquer pour lui, couvrir son corps.
- Dire : « Innā lillāhi wa innā ilayhi rājiʿūn » (Nous sommes à Allah et c’est vers Lui que nous retournons). (Muslim, n° 918)
- Les larmes sont permises : le Prophète ﷺ a pleuré à la mort de son fils Ibrāhīm. (al-Bukhārī, n° 1303) Les cris, les lamentations et les gestes de désespoir sont interdits.
La toilette (ghusl)
Faite par des personnes du même sexe (ou par le conjoint), avec pudeur, un nombre impair de fois, en commençant par les parties des ablutions et par la droite. Le martyr tombé au combat n’est pas lavé.
Le linceul (kafan)
De préférence blanc, propre, en nombre impair de pièces : trois pour un homme, cinq pour une femme, sans exagérer la dépense.
La prière funéraire (école mālikite)
- Debout, sans inclinaison ni prosternation.
- Quatre takbīrs. Après chacun, on invoque pour le défunt.
- Chez les mālikites, on ne récite pas la Fātiḥa : on loue Allah, on prie sur le Prophète ﷺ et on invoque pour le mort.
- Un seul salām.
- La prière est une obligation collective : si certains la font, les autres en sont dispensés.
L’enterrement
- Sans tarder : « Hâtez-vous avec le mort. » (al-Bukhārī, n° 1315)
- Dans la terre, couché sur le côté droit, le visage vers la qibla, en disant « Bismillāh, wa ʿalā millati rasūli Llāh ».
- Après l’enterrement, rester un moment et demander pour lui la fermeté face aux questions. (Abū Dāwūd, n° 3221)
Les condoléances
On console la famille pendant trois jours environ, avec des paroles de patience. Il est de la Sunna de préparer un repas pour la famille endeuillée. (Abū Dāwūd, n° 3132)
Ce qui profite au défunt
- Les invocations et la demande de pardon pour lui.
- L’aumône faite en son nom.
- Rembourser ses dettes au plus vite.
- « Quand l’homme meurt, ses œuvres s’arrêtent, sauf trois : une aumône continue, une science utile, ou un enfant pieux qui invoque pour lui. » (Muslim, n° 1631)
L’avis des quatre écoles
- La Fātiḥa dans la prière funéraire : pilier chez les shāfiʿites et les ḥanbalites ; non récitée chez les ḥanafites et les mālikites, qui font louange, prière sur le Prophète ﷺ et invocations.
- Le salām : un seul chez les mālikites et les ḥanbalites ; deux chez les ḥanafites ; un ou deux chez les shāfiʿites.
- La prière sur un défunt absent : permise chez les shāfiʿites et les ḥanbalites ; non chez les ḥanafites et les mālikites.
- Les quatre écoles s’accordent sur la toilette, le linceul, le fait d’enterrer rapidement et l’interdiction des lamentations.
Pour aller plus loin
- Le décès d’un proche : invocations, prière funéraire, enterrement et deuil (fiche PDF) → https://tahacademy.com/bibliotheque/le-deces-d-un-proche-invocations-priere-funeraire-enterremen
- L’héritage en islam : les grandes règles → https://tahacademy.com/bibliotheque/l-heritage-en-islam-les-grandes-regles-du-partage-dettes-tes
- Traverser les épreuves : le regard de l’islam, les invocations et le soutien → https://tahacademy.com/bibliotheque/traverser-les-epreuves-le-regard-de-l-islam-les-invocations-


