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La médisance (ghība) et le colportage (namīma) : les reconnaître et s’en préserver

TAHA ACADEMY 25 octobre 2026 1 min de lecture
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« Évoquer ton frère par ce qu’il déteste » : c’est ainsi que le Prophète ﷺ a défini la médisance. La différence entre médisance, calomnie et colportage, ce qu’en dit le Coran, et des conseils pratiques pour protéger sa langue.

En bref

La médisance (ghība), c’est parler d’une personne absente avec ce qu’elle n’aimerait pas entendre, même si c’est vrai. Si c’est faux, c’est une calomnie (buhtān), plus grave encore. Rapporter les paroles des gens pour semer la discorde, c’est le colportage (namīma).

La définition du Prophète ﷺ

« Savez-vous ce qu’est la médisance ? » — « Allah et Son Messager savent mieux. » — « C’est évoquer ton frère par ce qu’il déteste. » — « Et si ce que je dis est vrai ? » — « Si c’est vrai, tu as médit de lui ; si c’est faux, tu l’as calomnié. » (Muslim, n° 2589)

Ce que dit le Coran

« Ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? Vous en auriez horreur. » (sourate al-Ḥujurāt, 49 : 12)

Le colportage

« N’entrera pas au Paradis celui qui colporte. » (al-Bukhārī, n° 6056 ; Muslim, n° 105)

Parler en bien ou se taire

« Que celui qui croit en Allah et au Jour dernier dise du bien ou se taise. » (al-Bukhārī, n° 6018)

Comment s’en préserver ?

  • Se poser une question avant de parler d’un absent : « Le dirais-je devant lui ? »
  • Changer de sujet quand une conversation dérive.
  • Défendre l’absent : rappeler une de ses qualités.
  • Penser à ses propres défauts plutôt qu’à ceux des autres.
  • Se repentir et, si possible, dire du bien de la personne dont on a médit.

Pour aller plus loin

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Commentaires

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