En bref
Le sacrifice de l’Aïd (uḍḥiya) est une sunna fortement recommandée chez les mālikites, pour celui qui en a les moyens. En 2027, l’Aïd al-Aḍḥā devrait tomber vers le 16 mai. On sacrifie après la prière de l’Aïd et jusqu’au troisième jour, en journée.
Les dates du calendrier hégirien dépendent de l’observation du croissant de lune : celles-ci sont des prévisions calculées, qui peuvent varier d’un jour selon le pays. Suivez l’annonce de votre mosquée.
Qui ?
Tout musulman qui en a les moyens, homme ou femme, adulte ou enfant (par l’intermédiaire de son tuteur). Le chef de famille peut associer à la récompense les membres de sa famille qui vivent avec lui et dont il a la charge.
Quel animal ? (âges minimums chez les mālikites)
- Mouton : un an révolu.
- Chèvre : un an révolu et entrée dans la deuxième année.
- Bovin : trois ans révolus.
- Chameau : cinq ans révolus.
Particularité mālikite : le mouton est le meilleur choix, puis les bovins, puis les chameaux. Et une bête ne peut pas être achetée en commun à plusieurs pour plusieurs sacrifices : chacun son animal.
Les défauts à éviter
« Quatre ne conviennent pas : la bête borgne dont la borgnerie est évidente, la malade dont la maladie est évidente, la boiteuse dont la boiterie est évidente, et la maigre qui n’a plus de moelle. » (Abū Dāwūd, n° 2802, et at-Tirmidhī)
Les mālikites y ajoutent les défauts graves (oreille ou queue en grande partie coupée, corne cassée qui saigne…).
Quand ?
- Le jour de l’Aïd, après la prière de l’imam et, chez les mālikites, après qu’il a égorgé son propre sacrifice.
- Pendant trois jours : le jour de l’Aïd et les deux suivants. Le premier jour est le meilleur.
- En journée : chez les mālikites, un sacrifice égorgé la nuit ne compte pas comme uḍḥiya.
Comment ?
Il est recommandé d’égorger soi-même si on le sait, la bête couchée sur le flanc gauche, orientée vers la qibla, en disant : « Bismillāh, Allāhu akbar ». Le couteau doit être bien aiguisé, et on évite de faire souffrir l’animal ou de l’égorger devant les autres.
Le partage
Manger de sa viande, en offrir et en donner aux pauvres. Il n’y a pas de proportion obligatoire. On ne vend rien de la bête, pas même la peau, et on ne paie pas le boucher avec sa viande.
L’avis des quatre écoles
- Le statut : obligation (wājib) chez les ḥanafites pour le résident aisé ; sunna fortement recommandée chez les mālikites, les shāfiʿites et les ḥanbalites.
- Le partage d’une bête : un chameau ou une vache pour sept personnes chez les ḥanafites, les shāfiʿites et les ḥanbalites ; pas de partage chez les mālikites.
- Le meilleur animal : le chameau, puis la vache, puis le mouton chez les ḥanafites, les shāfiʿites et les ḥanbalites ; le mouton en premier chez les mālikites.
- L’âge du mouton : six mois révolus chez les ḥanafites et les ḥanbalites ; un an chez les mālikites et les shāfiʿites (ou dès que ses dents de lait tombent après six mois, chez ces derniers).
- Les jours : trois (10, 11 et 12) chez les ḥanafites, les mālikites et les ḥanbalites ; quatre (jusqu’au 13) chez les shāfiʿites.
- La nuit : sacrifice non valable comme uḍḥiya chez les mālikites ; valable mais déconseillé chez les autres.
Pour aller plus loin
- Les dix premiers jours de Dhū al-Ḥijja et le jeûne de ʿArafa → https://tahacademy.com/bibliotheque/les-dix-premiers-jours-de-dhu-al-hijja-et-le-jeune-de-arafa-
- La prière de l’Aïd et les sunnas du jour de fête → https://tahacademy.com/bibliotheque/la-priere-de-l-aid-comment-la-faire-et-les-sunnas-du-jour-de
- Manuel de fiqh · Niveau 2 : la zakāt, le jeûne, le pèlerinage et le sacrifice → https://tahacademy.com/bibliotheque/manuel-de-fiqh-niveau-2-la-zakat-le-jeune-le-pelerinage-et-l


