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Droits et devoirs des époux en islam : ce que chacun doit à l’autre

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Les droits de l’épouse et ceux du mari, l’entretien du foyer (nafaqa), les biens de la femme, la bonne compagnie, la concertation et la gestion des conflits, à partir du Coran et de la Sunna.

En bref

Le mariage en islam repose sur « l’affection et la miséricorde » (sourate ar-Rūm, 30:21). Chaque époux a des droits et des devoirs : le mari assure l’entretien du foyer et traite son épouse avec bonté ; l’épouse et le mari se doivent fidélité, respect et soutien.

Le principe

« Elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. » (sourate al-Baqara, 2:228)
« Le meilleur d’entre vous est celui qui est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille. » (at-Tirmidhī, n° 3895, hadith ṣaḥīḥ)

Les droits de l’épouse

  • La dot, qui lui appartient.
  • L’entretien (nafaqa) : logement, nourriture, vêtements et soins, selon les moyens du mari, même si elle a elle-même des revenus.
  • Ses biens : son salaire, son héritage et ses biens restent à elle. Elle n’est pas obligée de participer aux dépenses ; si elle le fait, c’est un don de sa part.
  • La bonne compagnie : « Comportez-vous avec elles de façon convenable. » (sourate an-Nisāʾ, 4:19) Aucune violence, ni physique ni verbale.
  • L’équité, en cas de polygamie.

Les droits du mari

  • Être respecté et soutenu, et que son épouse lui obéisse dans le convenable, jamais dans ce qui est un péché.
  • Que son épouse préserve l’intimité du foyer et ses biens, et ne fasse pas entrer chez eux quelqu’un qu’il refuse.

Les droits communs

  • La fidélité et l’intimité, dans le respect mutuel.
  • La concertation (shūrā) sur les décisions de la famille.
  • L’éducation des enfants, ensemble.
  • Le Prophète ﷺ aidait aux tâches de la maison. (al-Bukhārī, n° 676)

Quand ça ne va plus

  • Parler, pardonner, ne pas laisser la colère décider.
  • « Qu’un croyant ne déteste pas une croyante : s’il n’aime pas l’un de ses traits de caractère, il en aimera un autre. » (Muslim, n° 1469)
  • Faire appel à un arbitre de chaque famille. (sourate an-Nisāʾ, 4:35)
  • En dernier recours, la séparation est permise, avec dignité.

L’avis des quatre écoles

  • Le montant de l’entretien (nafaqa) : selon la situation des deux époux chez les ḥanafites et les ḥanbalites ; selon les moyens du mari chez les shāfiʿites, qui fixent des quantités ; selon les deux époux et la coutume chez les mālikites.
  • Les tâches ménagères : non obligatoires juridiquement pour l’épouse chez les shāfiʿites et les ḥanbalites ; obligation morale chez les ḥanafites ; selon la coutume et la condition de l’épouse chez les mālikites.
  • Les biens propres de l’épouse : les quatre écoles s’accordent pour dire qu’ils lui appartiennent.

Pour aller plus loin

Ces articles donnent des bases. Pour une situation personnelle (mariage, divorce, héritage), consultez une personne de science, et un juriste pour les démarches civiles.

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